Différentes techniques permettent de réaliser des actes diagnostiques ou thérapeutiques sur les cavités et les vaisseaux cardiaques (artères coronaires), sans recours à la chirurgie.

L’unité de cardiologie interventionnelle et de prise en charge de la douleur thoracique assure cette activité.

La cardiologie interventionnelle, c’est avant tout la prise en charge de l’urgence coronaire 24h/24 c’est-à-dire de toute douleur thoracique et plus particulièrement de la phase aiguë d’infarctus du myocarde.

Prise en charge de la douleur thoracique ou « oppression » ou « serrement » ou « pesanteur sur la poitrine » irradiant parfois vers les mâchoires, le bras gauche (ou les 2 bras), le dos (entre les omoplates), de durée brève (quelques minutes) ou prolongée (plus de 15 à 20 minutes)…

…C’est une urgence extrême pouvant parfois nécessiter une intervention chirurgicale rapide. Elle peut être le témoin d’un syndrome coronarien aigu (angine de poitrine ou infarctus du myocarde), d’une pathologie de l’aorte (dissection ou anévrysme) ou une pathologie pulmonaire. Elle impose une hospitalisation rapide, au tout début de sa survenue pour effectuer une prise en charge précoce de la pathologie en cours. Le traitement de la douleur fait aussi appel aux médecins anesthésistes présents 24h/24.

Que faire en cas de douleur thoracique ?

Appeler le 15 ou se rendre directement au plus vite dans le centre de cardiologie interventionnelle.

Cette activité d’urgence nous impose une logistique rodée, une chaîne de soins opérationnelle 24h/24 coordonnée avec le service des urgences de la clinique et les SAMU (P.O. et Aude), des praticiens formés et entrainés. Des protocoles de prise en charge communs à tous les intervenants ont été mis en place pour la prise en charge des urgences coronaires appelés « syndromes coronariens aigus ». Les patients orientés sur la clinique Saint Pierre pour un infarctus du myocarde, sont systématiquement et immédiatement pris en charge en salle de coronarographie sans passer par le service des urgences, cela afin de réduire les délais entre le début de l’infarctus et l’ouverture de l’artère responsable. C’est grâce à cette prise en charge rapide que les conséquences de l’infarctus seront diminuées.

 

Quels sont les actes les plus fréquemment pratiqués ?

La coronarographie : est un examen radiologique permettant de visualiser les artères coronaires qui sont situées à la surface du cœur et qui apportent l’oxygène au muscle cardiaque. On étudie aussi la contractilité du muscle cardiaque. C’est un examen rapide réalisé en 10 à 15 minutes. Il s’effectue dans une salle de coronarographie, sous anesthésie locale, en présence d’un anesthésiste réanimateur. Grâce à cet examen, on peut déceler des rétrécissements provoqués par l’athérosclérose (accumulation de graisses dans les vaisseaux) et proposer un traitement adapté à votre cas selon trois options :

  • traitement médicamenteux
  • angioplastie coronaire ou dilatation avec le plus souvent mise en place de stents ou ressorts
  • pontage aorto-coronaire correspondant au traitement chirurgical

 

La dilatation coronaire ou angioplastie transluminale, permet de rétablir une circulation normale dans les artères coronaires rétrécies ou occluses par l’athérosclérose. Elle consiste à franchir le rétrécissement avec un guide métallique très fin servant de « rail » pour le ballonnet de dilatation qui est gonflé au niveau du rétrécissement. Selon le nombre de vaisseaux et le nombre de lésions à revasculariser la durée de l’angioplastie varie de 30 à 60 minutes. Comme la coronarographie, elle s’effectue sous anesthésie locale, en présence d’un anesthésiste réanimateur.

Cette dilatation est le plus souvent complétée par la mise en place d’un ressort (« endoprothèse » ou « stent ») qui fonctionne comme un tuteur permettant de maintenir l’artère parfaitement ouverte.

La technique de ROTABLATOR (fraise) permet d’effectuer des angioplasties transluminales au niveau de vaisseaux très calcifiées.

 

L’échographie endocoronaire est un moyen d’évaluation des rétrécissements des artères et de contrôle de la qualité de l’angioplastie transluminale (placement des stents)